J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne

Elles sont cinq. Trois sœurs comme dans Tchékov, leur mère et « la plus vieille ». Elles attendent. Un frère, un fils. Un jour déjà lointain, le père a chassé le fils, il est parti. Il n’est pas revenu. Le père est mort, l’attente s’est installée. Et puis un jour, ce jour là, l’aînée le voit revenir : « j’attendais la pluie, j’espérais qu’elle tombe, j’attendais et je le vis prenant la courbe du chemin et montant vers la maison, j’attendais sans rien espérer de précis et je le vis revenir, j’attendais comme j’attends toujours, depuis tant d’années, sans espoir de rien, et c’est à ce moment exact, lorsque vient le soir, c’est à ce moment exact qu’il apparut et que je le vis. » Le voit-elle vraiment ? Elle dit aussi : « j’imagine cela ».

Texte : Jean-Luc LAGARCE

Mise en espace : Philippe ZARCH

Scénographie : Danielle PASQUIER et Philippe ZARCH

Avec : Sophie ALLOT, Réjane BAJARD, Joséphine CARABALLO, Marie NEICHEL, Danielle PASQUIER

Lumières : Hubert ARNAUD

Musique : Takumi FUKUSHIMA, Dominique LENTIN

La Presse

"  Cinq comédiennes exceptionnelles qui traduisent tour à tour avec des chuchotements, des monologues, de la colère, de l’émotion, de la joie, de la peur, la longue complainte de la solitude, ce drame du temps qui passe à attendre.

Philippe Zarch offre une mise en scène remarquable au service d’un texte riche d’émotions. "

Le Progrès Lyon

© Compagnie Graine de Malice/Malgraine